Comment l’industrie du disque a-t-elle survécu au combo : Radios FM + cassette vierge + aux touches rec/play des chaînes hifi de l’époque ?
Comment l’industrie du cinéma a-t-elle survécu au combo : Location de cassette au vidéo club + cassette vierge + aux touches rec/play des magnétoscopes de l’époque ?
Autres temps, technique différente, résultat pour le commun des mortels identique : On regarde des films, on écoute de la musique sans rien payer à personne.
Ca ne choquait pas à l’époque. Et pourtant, ça n’a pas empêché tous les artistes Pro Hadopi d’avoir leur talent reconnu, leur renommée et le bonheur d’avoir des fans et aujourd’hui de vendre des disques malgré tout.
Donc pour moi, le problème n’est pas là. Il vient plus de la quantité qui est produite au détriment de la qualité.
Dans les années 80/90, un clip de Mickael Jackson était un événement. Aujourd’hui, tous les clips, de tous les artistes sont des événements. Du coup, ce sont des non-événements. Pas assez de surprises, pas assez de coeur, trop de « moyen » en qualité et pas assez de « bon » voire « très bon » (qui de toute façon, perdus dans la masse, peinent à être visible).
Entre « être visible et vendre peu » et « être invisible et donc ne rien vendre du tout » pour les nouveaux talents, les maisons de disques préfèrent la seconde solution. Elles préfèrent visiblement tabler sur ceux qui vendent beaucoup et qui continueront à gagner de l’argent comme si de rien n’était : avec les rentrées de la Sacem et de la taxe sur les cd et les disques durs, les concerts.
Comme n’importe quelle entreprise, on garde les fondamentaux et on néglige les investissements pour le long terme.
Il y aura toujours un public pour des cds collectors de Johnny même posthume. Rien n’est moins sur pour les petits français de Cocoon. De mon point de vue, c’est dommage. Johnny a été un jeune artiste lui aussi (qui rechantait des chansons US en français mais ça c’est une autre histoire).