Comment tout cela va finir ?
Dans ma vie, je n’avance que par certitude. Dès qu’une opportunité se présente à moi, je pèse le pour et le contre.
Je crois fermement en l’amitié, en la loyauté, la confiance que l’on me porte. Je suis toujours là pour ceux qui comptent. Je ne laisse pas le temps à tous ceux que je méprise d’avoir un impact sur ma vie. Je garde ceux que j’aime près de moi et, contrairement à l’adage, je pousse le plus loin possible ceux qui ne méritent pas mon affection.
J’ai donc la chance d’avancer sereinement, avec confiance. La vie se déroule comme prévue. Comme si tous les jours étaient une belle journée ensoleillé d’automne, avec un taux d’humidité de 60%, 20°C, un vent léger et votre musique préférée à la terrasse d’un café.
Une certaine idée du bonheur.
Mais les doutes arrivent forcément, un jour. Rien est fait pour durer. Ce que je me répète tous les soirs, c’est pour pouvoir m’endormir. Juste ce qu’il faut, mieux qu’un anxiolytique.
Mais que faire quand toutes les certitudes explosent, déchirant les entrailles, défigurant les croyances, massacrant le quotidien parfaitement huilé ?
La peur, la colère, le déni… les « je ne sais plus combien » étapes du deuil. Une détonation retentit au fond de moi, le big bang au niveau cellulaire.
C’était un jour comme les autres. J’allais au travail. Les gestes quotidien avant de partir, répétés à l’infini, comme un théâtre sans spectateur. La journée aurait pu continuer ainsi.
Tout à coup, une catastrophe. Je l’ai toujours redouté, elle arrive. Le début, je me demande comment tout ça va finir.
Tout à coup, je la vois, pour la première fois.
Elle est entrée dans ma vie. Je l’ai aimée dès que je l’ai vue. Elle a détruit tout ce que j’étais, tout ce que j’aurai pu devenir. En un regard, en un sourire, en une mèche de cheveux. Un château de carte pris dans une tornade. La fin de mon monde.

Au diable le prévisible et vive la spontanéité compulsive et la folie qui l’accompagne, tellement plus de lègereté 😉