Syndrome post traumatique

Syndrome post traumatique

Il s’agit du fameux « Pitihessedi » que les séries américaines post 9/11 nous assènent pour dépeindre le dernier tueur en séries ou le Marines devenu alcoolique.

Je crois que j’en suis là.

Mon dos en vrac et le moral à zéro dans un hôpital. Je ne me suis jamais imaginé dans cette situation. Je ne pensais pas que la vie me réserverait ce genre d’aventure. D’une visite chez le médecin vers une IRM vers une opération risquée vers des injections dans le rachis. Une semaine dans un hôpital, à attendre que la douleur passe. Et une fois sorti, c’est encore pire.

J’ai eu peur plus que je n’ai eu mal.
J’ai eu peur plus que je ne l’ai dit.

Je vais devoir redoubler de vigilance pour la suite.

Mais ce que je retiens de tout ça. Ce sont les messages de soutien que j’ai reçus. Tous ceux qui ont été là, tous ceux qui ont réagi, tous ceux qui prennent encore soin de moi.

J’ai réalisé… J’ai compris ma chance d’avoir rencontré autant de personnes formidables dans ma vie.
J’ai réalisé… J’ai compris la précarité de ce qui nous rend heureux.

Et si demain tout devait s’arrêter ? En cette période de grands changements, je me dis que je ne dois plus avoir peur.
J’étais bloqué avant d’avoir mal au dos. J’étais tétanisé avant de ressentir la douleur.

Dès que je me sens mieux, je profite de ces moments, un peu flottants, pour agir sans trop réfléchir, pour vivre en enlevant les contraintes qui m’empêchaient de bouger d’ici là.

L’ironie : Il a fallu que je me brise le dos pour me sentir libre.

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